La cuisine de l'amour plagié sur Internet!

La truite de quénécan, page portail Editions La Truite de Quénécan

La cuisine de l'amour, de Bleuzen du Pontavice, est paru en 2001 aux éditions Ouest-France.
Cet ouvrage épuisé renait sur Internet, du moins son introduction, copiée-collée par Normann Desmoulin, un "coach" ressemblant, avec sa stratégie en neuf points, quelque peu à celui du film Little Miss Sunshine, et qui affirme sur son blog:
"Les valeurs donnent un sens à nos actes, à nos pensées, à notre comportement. Ce sont des critères personnels et des fondements qui nous servent de référence, sur lesquelles on s’appui (sic) pour vivre. Il existe un très grand nombre de valeurs. Exemple de valeurs : liberté, estime de soi, respect, tolérance, amour, amitié, humour, honnêteté, générosité, l’argent, combativité, responsabilité, la famille, efficacité, spiritualité, ... " Hé bé...
Le texte signé Desmoulin est disponible sur www.redactionweb.com , www.articlesenligne.com , http://alimentation.blogarabe.net , http://www.contenulibre.com , (site d'articles "libres de droits"!!!), www.weekenday.com ... et sans doute autre part.
Bleuzen du Pontavice, qui a travaillé deux ans sur cet ouvrage, n'apprécie pas beaucoup ce viol intellectuel...
Ci-dessous à gauche le texte original du livre, à droite celui de Monsieur Desmoulin. On y relève certaine ressemblances...

Texte du début de l'ouvrage La cuisine de l'amour de Bleuzen du Pontavice

 

Ah ! La cuisine de l'amour ! Je vous convie à une belle promenade culinaire, qui va de l'amour passion à l'amour maternel, courtois …ou vache, ou l'amour des mots permet des jeux de mets.

Les mots de la cuisine et les mots de l'amour sont souvent les mêmes : Belle à croquer… une peau de pêche… une liaison…

Les prescriptions sont souvent identiques : à consommer sans modération… passer à la casserole… Car l'amour, ça se cuisine tous les jours. Cette promenade nous mènera de l'amour courtois (le poulet à l'estragon par exemple) au grand amour, en passant par l'amour maternel (la pomme de terre et le jambon), conjugal, filial, cannibale (les œufs à l'assassin), sulfureux, fol ou déçu jusqu'au désamour. Mes recettes sont érotiques parfois, magiques sans doute, modiques assurément, publiques aussi, historiques souvent.

Toutes ces recettes, je les ai entrelardées d'expressions proverbiales ou littéraires de nos grands auteurs : les cuisiniers de talent (Carême, Escoffier, Pellaprat) ; les gastronomes émérites (Brillat-Savarin, Grimod de La Reynière et Alexandre Dumas, bien sûr) ; les écrivains gourmands et philosophes (Ovide, Duras, Onfray)…

 

Vous y verrez que l'amour est un plat tonique, qu'un repas est un don et qu'en amour comme en cuisine tout est dans la dose. " La dose fait le poison ", disait Paracelse avec raison. La cuisine est l'art de doser : un peu de tact, un peu de diversité et beaucoup d'amour. L'amour en mots, l'amour en mets, mets en corps et mets tous jours, ah ! là, là ! Ce va-et-vient sémantico-culinaire, ce feu dessus-dessous de l'amour !

Assurément, si vous suivez mes conseils, vous vivrez vieux et heureux. Et n'oubliez jamais que " la vie est une belle tartine ! " et que Vénus sans Bacchus, c'est un désert sans oasis.

L'amour, ça se cuisine tous les jours

L'amour se décline sur tout les plats ; du regard qui couve au regard de braise, dans la cuisine, le seul maître queux se nomme désir ; sans lui on ne peut être bon(ne) cuisinier(ière) ; qu'on le nomme coup de main, façon de faire, secret de …, c'est toujours lui, ce désir, qui office ; donc pas de secret de cuisine, mais de secrets désirs, voire…un secret désir.

Aimer acheter, aimer cuisiner, aimer manger, une trilogie qui donne de l'âme à table : point besoin de grands discours pour un état de grâce.

"La gastronomie permet de faire de chaque repas un prétexte à plaisir : plaisir de parler de cuisine fine ; plaisir de fabriquer, inventer, confectionner, des plats pour celui ou celle qu'on aime ; plaisir de les goûter, de les déguster, de les apprécier ; plaisir de juger, de commenter, de dire le plaisir. La gastronomie à la table des couples entraine l'envie d'obliger à laquelle on doit des fins plaisirs d'altérité. De la gastronomie conjugale, ou comment conserver mari ou femme avec saucisses et charcuterie … " Michel Onfray

En Amérique, il est de tradition de dire qu'une femme qui cuisine une tarte au citron pour son mari est garantie de le garder à la maison.

Texte publié sur Internet par Normann Desmoulin

L'amour " ça se cuisine

" Ah ! La cuisine de l'amour ! Je vous convie à une belle promenade culinaire, qui va de l'amour passion à l'amour maternel, courtois …ou vache, ou l'amour des mots permet des jeux de mets.

Les mots de la cuisine et les mots de l'amour sont souvent les mêmes : Belle à croquer… une peau de pêche… une liaison…

Les prescriptions sont souvent identiques : à consommer sans modération… passer à la casserole… Car l'amour, se cuisine tous les jours. Cette promenade nous mènera de l'amour courtois (le poulet à l'estragon par exemple) au grand amour, en passant par l'amour maternel (la pomme de terre et le jambon), conjugal, filial, cannibale (les œufs à l'assassin), sulfureux, fol ou déçu jusqu'au désamour. Mes recettes sont érotiques parfois, magiques sans doute, modiques assurément, publiques aussi, historiques souvent.

Toutes ces recettes, je les ai entrelardées d'expressions proverbiales ou littéraires de nos grands auteurs : les cuisiniers de talent, les gastronomes émérites, les écrivains gourmands et philosophes .

Note: M. Desmoulin a supprimé les noms des écrivains, c'est peut-être un peu ardu pour un coach/

Vous y verrez que l'amour est un plat tonique, qu'un repas est un don et qu'en amour comme en cuisine tout est dans la dose. " La dose fait le poison ", disait Paracelse avec raison. La cuisine est l'art de doser : un peu de tact, un peu de diversité et beaucoup d'amour. L'amour en mots, l'amour en mets, mets en corps et mets tous jours, ah ! là, là ! Ce va-et-vient sémantico-culinaire, ce feu dessus-dessous de l'amour !

L'amour se décline sur tout les plats ; du regard qui couve au regard de braise, dans la cuisine, le seul maître queux se nomme désir ; sans lui on ne peut être bon(ne) cuisinier (ière) ; qu'on le nomme coup de main, façon de faire, secret de …, c'est toujours lui, ce désir, qui office ; donc pas de secret de cuisine, mais de secrets désirs, voire…un secret désir.

Aimer acheter, aimer cuisiner, aimer manger, une trilogie qui donne de l'âme à table : point besoin de grands discours pour un état de grâce.

" La gastronomie permets de faire de chaque repas un prétexte à plaisir : plaisir de parler de cuisine fine ; plaisir de fabriquer, inventer, confectionner, des plats pour celui ou celle qu'on aime ; plaisir de juger, de commenter, de dire le plaisir. La gastronomie à la table des couples entraine l'envie d'obliger à laquelle on doit des fins plaisirs d'altérité. De la gastronomie conjugale, ou comment conserver mari ou femme avec saucisses et charcuterie … " (Pas de citation du nom de Michel Onfray)

En Amérique, il est de tradition de dire qu'une femme qui cuisine une tarte au citron pour son mari est garantie de le garder à la maison. Assurément, si vous suivez mes conseils, vous vivrez vieux et heureux. Et n'oubliez jamais que " la vie est une belle tartine ! " et que Vénus sans Bacchus, c'est un désert sans oasis.

Note: il y a un réel effort de réécriture dans l'inversion de deux paragraphes!